Vols, agressions de rue

Vols et agressions de rue

 

Victime ou témoin, appelez le « 17 » pour signaler une infraction qui nécessite l’intervention immédiate de la police : violences, agression, vol à l’arraché, cambriolage en cours…

Répondez aux questions de l’opérateur le plus précisément possible.

Quoi ? Qu’est-il en train de se passer ou que vient-il de se passer ?
Où ? Quelle est l’adresse précise des faits ?
Auteurs ? Nombre d’agresseurs, description, moyen et direction de fuite ?
Moyens ? Y a-t-il eu usage d’une arme (arme à feu ou arme blanche) ?
Victimes ? Y a-t-il eu des blessés (graves) ?

 

L’attitude à adopter :

  • En prévention des agressions

La plupart des agressions commencent par des insultes, des invectives. Ne laissez pas votre esprit se fixer sur ce qui n’est que paroles. Ne répondez pas, peut-être reste-t-il une chance pour que l’agresseur passe son chemin ou renonce.

Adoptez une attitude calme, presque soumise. Ne regardez pas l’agresseur dans les yeux, cela peut-être considéré comme un défi et augmenter son agressivité. Vous pouvez choisir de poser votre regard sur sa poitrine. Cela vous permets de l’englober tout entier dans votre champ de vision.

Ne fixez pas votre attention sur un point particulier, surveillez à la fois les mains et les pieds de votre agresseur, restez vigilant pour ne pas être surpris par un éventuel passage à l’acte. Surveillez également l’environnement. L’agresseur n’est peut-être pas seul, ne vous faites pas surprendre !

Très important : évaluez en permanence la distance entre vous et l’agresseur. Est-il assez proche pour vous porter un coup ? Si oui, mettez vous légèrement de profil par rapport au danger et placez votre main gauche sur votre menton, coude au corps, un peu comme si vous réfléchissiez. Votre main droite vient se placer sous votre coude gauche, votre coude droit collé lui aussi au corps. Cette position protège les zones sensibles et vous permet sans adopter une attitude de garde plus agressive d’intercepter avec un minimum de gestes des attaques éventuelles..

  • Pendant L’action

Il ne s’agit plus là de réfléchir. Il faut « exploser », sans aucune retenue afin d’être le plus efficace possible. Si vous avez décidé d’agir, c’est normalement parce que vous courrez un réel danger, et il n’y a pas de place pour la demi mesure. Il faut vous défendre, c’est à dire provoquer la mise hors de combat de votre agresseur. Donc, inutile de lui donner une gifle.

Ne visez que des zones sensibles: yeux, gorge, testicules. Ce conseil peut-être modulé en fonction de vos moyens physiques.

Si vous disposez d’une force de frappe suffisante, les coups au visage peuvent être envisagés. Mais même dans cette éventualité, les coups au corps sont le plus souvent inefficaces pour quelqu’un qui n’est pas très entraîné au combat. C’est encore plus vrai si vous êtes une femme, ou si votre agresseur est manifestement physiquement plus fort que vous. Donc ne gaspillez pas votre énergie, frappez là où c’est le plus efficace.

Si vous êtes entraîné au sol dans un combat au corps à corps, et que vous êtes immobilisé, tentez de vous dégager en griffant les yeux de votre adversaire ou en y enfonçant vos doigts, en mordant ce qui passe à votre portée, en saisissant et écrasant les testicules. Peu élégant ! Mais si ces techniques étaient autorisées en compétition de judo, beaucoup de pratiquants constateraient que leurs subtiles immobilisations ne sont pas si efficaces que ça (le plus souvent à cause de défauts techniques ou d’un manque de vigilance dû à l’absence de ce type de risque sur un tatami).

Ce n’est pas facile pour la plupart des gens, cela peut sembler immoral, mais il vous faudra au cours d’un combat agir sans retenue, avec toute la sauvagerie possible. Choquant c’est vrai, mais il n’y a pas de salut sinon. Encore une fois, nous vous conseillons de ne rien faire si le danger n’est pas réel, de fuir si cette solution peut-être envisagée, mais si vous devez vous défendre, nous le répétons: il n’y a aucune place pour la demi-mesure.

Pour être plus efficace, utilisez des « outils »

Les meilleurs des outils sont ceux qui ne provoqueront chez l’agresseur aucune blessure grave tout en l’empêchant de nuire, comme une bombe lacrymogène. Si vous pensez courir un risque particulier ou si vous habitez dans une zone à risque, peut-être est-il judicieux de faire une acquisition de ce type. L’acquisition et la détention d’armes sont soumises à une législation stricte.

Si vous ne disposez pas de ces armes, tout peut-être utilisé : des clés, un parapluie, un objet lourd à proximité. Gardez à l’esprit que l’utilisation d’armes ou d’objet multiplie le risque des blessures que vous pouvez infliger, que vous devez agir dans le cadre juridique strict de la légitime défense et que votre but est de préserver votre intégrité physique et pas de blesser inutilement ou de manière excessive votre agresseur.

 

  • En résumé :

Fuyez si possible. Dans le cas où cette possibilité est exclue, adoptez une attitude soumise, voire apeurée dans le but de faire baisser la vigilance et la garde de votre agresseur. Si l’agression se déclenche et que vous considérez risquer de graves dommages, dés que vous en entrevoyez la possibilité, attaquez le plus sauvagement possible en visant les yeux, la gorge, les testicules. Si vous réussissez à porter un coup, profitez de cet avantage pour en porter d’autres. Ne cessez d’attaquer que quand votre agresseur est hors de combat, diminué, aveuglé ou au sol. Par contre dés ce but atteint, cessez immédiatement. Il ne s’agit pas de s’acharner sur un blessé, il s’agit de se mettre définitivement hors de danger.

 

Être indemnisé de mes préjudices corporels et financiers 

Si l’auteur a été retrouvé et qu’il est poursuivi devant le tribunal, vous avez la possibilité de vous «constituer partie civile» pour obtenir l’indemnisation de vos différents préjudices corporels et financiers.

Il est fort à craindre que l’auteur, même condamné, n’ait pas les moyens de vous payer les sommes qui vous auront été allouées par le tribunal.

Pour obtenir l’indemnisation de vos préjudices et si l’auteur ne peut pas vous payer les sommes qu’il vous doit, vous pouvez saisir la CIVI (voir chapitre suivant)

Si l’auteur n’a pas été identifié mais que vous disposez de suffisamment d’éléments sur l’agression, vous pouvez saisir la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) et obtenir une indemnisation par le Fonds de Garantie des actes de terrorisme et d’autres infractions.

Qu’est ce que la CIVI ?

La CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) a été mise en place devant chaque tribunal de grande instance avec pour but d’indemniser les victimes d’infractions.

Si vous êtes de nationalité française ou de nationalité étrangère mais ressortissant de l’Union Européenne et que votre domicile principal se situe sur le territoire français ou DOM TOM, vous pouvez être indemnisé pour toutes infractions dont vous avez été victime soit en France soit à l’étranger.

Comment saisir la CIVI ?

Les conditions suivantes doivent être réunies :

L’acte dont vous avez été victime doit avoir été provoqué volontairement ou non, mais doit présenter le caractère d’une infraction ayant entrainé des blessures physiques ou psychiques.
L’infraction dont vous avez été victime doit avoir entrainé une incapacité temporaire totale d’au moins égale à 1 mois (sauf viol ou agression sexuelle) ou une invalidité permanente.

Quels sont les délais pour saisir la CIVI ?

La demande d’indemnisation devant la CIVI doit être présentée soit dans un délai de 3 ANS à compter du jour de l’infraction, soit 1 AN au plus tard à la suite d’une décision de justice condamnant l’auteur de l’infraction dont vous avez été victime.

À quelle indemnisation puis-je prétendre ?

Tous les postes de préjudices sont indemnisables devant cette commission.

Ces postes de préjudices doivent d’abord être retenus par voie d’expertise médicale et ensuite chiffrés – Consulter le simulateur pour une première estimation.

La CIVI fixera le montant de l’indemnisation et vous serez réglé par le Fonds de Garantie, sous réserve qu’il ne fasse pas appel de la décision de la CIVI.

 

 

L’association Pierre Ducerf peut vous aider dans vos démarches

il ne faut pas hésiter à nous contacter. Nos médiatrices sont là pour vous écouter.

Vous pouvez nous joindre ou pendre rdv par mail (pierreducerf@gmail.com) ou par téléphone au 01 44 59 37 63.